L'Algérie devant ses responsabilités prend le risque de brusquer les évènements en imposant la manière forte sans délai. Ce choix est difficilement compréhensible pour nos pays qui favorisent la discussion et la négociation en vue de sauver les otages.

Ces deux visions ont chacune leur intéret, la première amène les preneurs d'otages à une certaine réflexion car ils savent que le risque qu'ils courent personnellement est important les otages sont souvent sacrifiés (voir les prises d'otages en russie), la deuxième leur risque est moindre et les otages s'en sortent généralement.

L'impact médiatique est dans le premier cas plus limité, car la brièveté de l'opération en réduit sa couverture qui après une couverture dense fini rapidement par s'estomper débordé par les nouveaux évènements. Dans le deuxième cas la couverture avec le suspens qu'elle génère maintien l'auditoire attentif et réceptif aux motivations et à la philosophie qui dictent cette action.

Il serait souhaitable que dans ce 2eme cas les médias fassent preuve de retenu et évitent une couverture aussi importante et de mettre trop en avant les thèses défendues par ces terroristes, une déontologie qui éviterait cette publicité gratuite.

Nous verrons dans l'avenir si la méthode algérienne et les victimes innocentes qu'elle a engendré, empêche que ce genre d'action ne se reproduisent.

Dans tous les cas l'algérie est maintenant impliquée définitivement dans le conflit.